Isa, Thomas, Giorgos, Pedro et Marie se sont prêtés au jeu du cadavre exquis sous forme de poème. Le principe : le premier écrit une strophe, et ne laisse que le derniers vers visible au suivant. Et ainsi de suite… A vous de juger du résultat, et si le coeur vous en dit, de jouer à votre tour !

Il pleut sur la montagne et encore plus haut, tout là-haut, il neige
Mon coeur est en fleur, des misères du monde il perçoit l’manège…
Au chant piquant des oiseaux, aux souffles mouillés des ruisseaux
Mes peurs sont de demain, de retrouver ma ville paillette pied-beau.
Sirènes, klaxons, gueulades, goudrons poussières de kérosène
Moi j’veux d’la louve, d’la mousse, des cochons sauvages et des lichens.

à l’heure ou Rome s’éveil comme un printemps sans César
la rose s’ouvre de mille épines fine en fleurs brille le polène
les regards fuient palais du pouvoir ou le bon virus peinard
amuse les peuples comme louveteaux joue de leurs haleines
l’animale simbôle de lui même n’a jamais quitté ses placard
alors il sera temps de fuir nos âmes ou peur est reine

Am I dreaming, walking naked and barefoot in a deep rainy forest ?
I don’t feel the rain falling on my naked soul. It’s unreal, I have no soul.
And then the sun came, I was flying free.
I was a butterfly. Her name is Princess.
( Suis-je en train de rêver, marchant nu et sans chaussures dans une profonde forêt pluvieuse?
Je ne sens pas la pluie couler le long de mon âme nue. C’est irréel, je n’ai pas d’âme.
Et le soleil apparu, et je volais, libre. J’étais un papillon, nommée Princesse.)

je l’emmenais butiner insouciant d’autres pistils
en souvenir de nos folies dans l’onde claire
chacune de ses oreilles scintillantes me confine dans le spleen moussu
L’ane fidèle à son absence bordant ses cils de coucous fanés
Caresse l’aube et sa promesse

Sur la mousse de son tertre, elle déposa sa fesse
Blanche et charnue, et offerte aux fourmiz.
Elle s’y allongea nue, pour jouir de l’ivresse
Servie par son galant, et gracieusement acquise.
La brume et le ciel, en cet endroit perdu, Rendirent à notre exquise des souvenirs émus.

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